Répartition du loup en France
10/11/2014 06:00 par rocaguih
Dans la fable de La Fontaine, le loup et le chien présentent deux modes de vies opposées : celui du loup, qui est libre et vit à l’état sauvage, et celui du chien, qui est au service de son maître et vit à l’état captif et domestique. Pour ce grand auteur classique, il s’agit de la seule véritable différence entre les deux protagonistes.
Les origines du chien :
Parmi les espèces sexuées, ce qui différencie une espèce d’une autre est la barrière de la reproduction. Pour être de la même espèce, deux individus qui s’accouplent doivent produire une descendance fertile. L’âne et le cheval peuvent se reproduire, mais le mulet sera stérile. Le même phénomène existe dans la nature lorsqu’un tigre et un lion s’accouplent, donnant naissance au ligre ou au tigron, stériles l’un comme l’autre.
Avec le temps, des populations soumises à différents habitats en viennent à un tel point de différenciation qu’elles forment de nouvelles espèces. Il faut bien sûr beaucoup trop de temps pour qu’on puisse noter ces phénomènes dans la nature du vivant d’un homme.
Soumis à des contraintes climatiques et alimentaires différentes, les animaux n’évoluent pas de la même façon. Mais, outre le facteur temps, déterminant, les nouvelles espèces peuvent naitre de croisements inattendus. Par exemple, on sait que le loup, le coyote et le chien peuvent s’ « hybrider » et générer des rejetons fertiles : ils forment de fait une seule et même espèce par définition. Toutefois, les descendants des uns et/ou des autres pourraient engendrer une nouvelle espèce dans plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’années.

Reste le cas des sous espèces, qui – encore plus que les espèces – ne suivent pas le modèle d’un arbre généalogique classique, c’est-à-dire avec des branches indépendantes. On sait aujourd’hui que de nombreux croisements, particulièrement au début, se font de façon horizontale, comme si des branches s’étaient soudées.
Charles Darwin pensait que le chien descendait du loup, du chacal et du coyote.
Plus tard, Konrad Lorenz avança l’hypothèse que l’origine du chien provenait du loup ou du chacal doré.
Mais même si ces races se reproduisent entre elles, on retrouve plus de points communs entre le loup et le chien sur les plans culturel et social. De plus, le chacal est moins sociable, a une tête plus étroite et son hurlement est différent de celui des chiens domestiques.
Vers la fin des années 70, la plupart des spécialistes de l’origine des chiens se sont prononcés en faveur du loup à la suite de la découverte en Asie de fossiles de chiens s’apparentant à une variété actuelle de loup de taille moyenne : le loup de Mongolie (canis lupus chanco).
L’arrivée de la génétique a conforté cette hypothèse : le chien descend du loup gris d’Europe, dont il partage l’ADN mitochondrial.
La domestication du chien se serait faite quelque part sur le continent eurasiatique, vraisemblablement entre -40.000 et -15.000 ans. Un « chien » archaïque (-31.000 ans) a récemment été découvert en Belgique alors qu’on a également découvert un spécimen dans l’ouest de la Russie vieux de 15.000 ans environ. Une fois domestiqué, le « chien » se serait répandu sur toute la planète, avec les populations humaines.
Ces premiers chiens étaient sans doute des « chiens de village » et n’étaient pas encore soumis à des sélections artificielles fortes, plus récentes, qui ont créé les races que l’on connaît aujourd’hui.
L’origine géographique de la domestication du loup reste toutefois encore incertaine.
Comme dans le cas des hommes, on peut s’attendre à ce que la diversité génétique de ces chiens de village reflète les mouvements de migration : la diversité génétique d’une population locale est corrélée avec sa distance au point d’origine des grandes migrations (où elle est maximale). Ainsi la diversité génétique humaine est maximale dans le continent des origines, l’Afrique, et minimale dans le continent le plus récemment peuplé, l’Amérique.
Que se passe-t-il pour les chiens ? Les premières études ont montré que la diversité génétique des chiens était très grande en extrême Orient, suggérant ainsi qu’il s’agissait du lieu de domestication. Mais une étude ultérieure, parue en ligne dans les comptes-rendus de l’académie américaine des sciences (PNAS) vient contester fortement cette conclusion, et suggérerait même une origine… africaine !
Le problème essentiel soulevé par les auteurs de cette étude est qu’il y a deux effets qui contribuent à la diversité génétique des chiens.
Le premier est l’effet décrit ci-avant, dû à la diversité génétique de la première migration.
Le second effet trouve son origine dans la sélection récente de races de chiens que l’on connaît.
Les chiens de race portent en effet des marqueurs génétiques spécifiques sélectionnés artificiellement. Lorsque ces chiens de race se reproduisent avec des chiens errants, leurs gènes se répandent dans la population de ces chiens de village. Ils augmentent ainsi « artificiellement » la diversité génétique. On peut donc s’attendre à ce que les chiens errants partout dans le monde présentent un espèce de patchwork de gènes, certains venant de la population de chiens natifs issus de la première migration, d’autres issus des croisements successifs avec les chiens de pure race sélectionnés et amenés plus tard par les hommes.
Il faut donc être très soigneux pour distinguer ces deux types de diversité génétique.
En utilisant comme référence extérieure une population de chiens portoricains, issus uniquement de croisements nouveaux de chiens de race, il devient possible de quantifier dans chaque population de chiens quelle part du génome provient des chiens de la toute première migration (chiens qualifiés de natifs) et quelle part provient du croisement plus récent avec les chiens de race.
Ainsi, et en s’appuyant sur une autre étude, il est apparu que la diversité génétique forte en Asie pourrait être davantage due au deuxième effet (venant du croisement avec les races récemment créées).
Au contraire, dans les populations de chiens africains, il y a relativement peu de gènes provenant des races sélectionnées artificiellement : ces chiens seraient environ à 70% “natifs”. De plus, sur ces chiens natifs, la diversité génétique est comparable à ce que l’on observe en extrême Orient.
Jusqu’à très récemment, il n’y avait pas donc pas de gradient (*) clair de diversité génétique dans le monde, ce qui rend la localisation de la première domestication du chien encore très difficile.
Toutefois, des études récentes de généticiens d’UCLA, dont Robert Wayne, tendent à montrer que nos chiens actuels seraient principalement issus de souches originelles du Moyen-Orient, contredisant les précédentes conclusions partielles.
Enfin, et pour être complet, une étude encore plus récente (janvier 2014) montrerait que les chiens descendraient d’une race aujourd’hui éteinte de loups (PLOS Genetics). L’étude de PLOS Genetics se fonde sur des analyses détaillées des génomes de deux races de chien, d’un dingo d’Australie et d’un Basenji dont la lignée remonte en Afrique. Les génomes pour trois loups vivant dans différentes régions du monde – Croatie, Israël et Chine – ont été également analysés. Pour compléter, les chercheurs ont ordonnancé le génome d’un chacal doré et ont inclus le génome précédemment étudié d’un boxer Européen. Les résultats ont suggéré que le Basenji et le dingo seraient tous les deux descendus d’un même ancêtre de type lupin. Peut-être la lignée de loups ayant donné des chiens est éteinte et n’est pas représentée bien par les loups modernes. Le papier d’ADN mitochondrial antique suggère que la lignée antique des loups proviendrait de l’Europe. Les enregistrements génétiques suggèrent que les chiens seraient passés par une population étroite de type « goulot d’étranglement » après qu’ils aient divergé des loups. Les loups sont passés par un goulot d’étranglement semblable, et cela a peut-être coïncidé avec la période durant laquelle la race du loup qui a engendré les chiens s’est éteinte.
(*) Gradient = taux de variation d’une grandeur physique, biochimique ou physiologique qui dépend d’un paramètre. Exemple : variation de la température en fonction de l’altitude.
Le Chien, un loup spécialisé ?
Tout d’abord, il est à souligner que si les différences morphologiques sont très importantes entre les différentes races de chiens (de 0,5 kg à 3 kg pour un chihuahua et plus de 100 kg pour un mastiff), les loups présentent également des différences morphologiques importantes ainsi que des différences au niveau de leur constitution les rendant adaptés au climat et aux conditions générales de leurs environnements.
La zone de distribution du loup est l’ensemble de l’hémisphère nord, ce qui est considérable.
Entre le loup indien (canis lupus pallipes) ou le loup d’Arabie (canis lupus arabs) d’une part, et le loup arctique (canis lupus arctos) ou le loup de Sibérie (canis lupus albus) d’autre part, il y a des différences d’aspect, de gabarit avec des écarts courants de plus de 30 kg et 25 cm au garrot, ainsi qu’une très importante différence au niveau du poil et du sous-poil ou « bourre ».
Si l’on compare le loup le plus lourd observé dans les Carpates à l’état sauvage (96 kg et 213 cm de long, abattu le 31 décembre 1942), et le plus petit adulte mâle européen il y a un rapport de 1 à 6 au niveau de la masse. Il n’y a pas un loup, mais bien des loups, avec des différences notables entre les sous-espèces. Il y a également des différences significatives entre les individus d’une même sous-espèce.
Certains chiens de type primitif (du groupe 5, dont les Huskies, les groenlandais et les malamutes par exemple) présentent des similitudes morphologiques avec les loups, à savoir de façon non exhaustive :
1) Une structure de poils similaire
2) Des oreilles droites et recouvertes de poils à l’extérieur et à l’intérieur
3) Un arrière train droit (sans tombant ni montant)
4) Une forte dentition
5) Un port de tête identique à celui du loup à l’affût
Mais on peut également noter des différences, même pour les chiens à l’aspect le plus lupoïde du groupe 5 :
1) Les pattes du loup sont souvent plus longues
2) Les pieds sont beaucoup plus robustes : je pratique le traîneau à chiens et je fréquente des meutes de loups depuis des années, et la différence la plus frappante à mes yeux entre des loups et des chiens nordiques est vraisemblablement… la taille du pied !
3) La cage thoracique du loup est plus étroite et plus cylindrique, ses pattes sont plus rapprochées que celles du chien et alignées
4) Les épaules du loup sont très fortes
5) Le loup n’a pas de « stop » frontal
6) Les yeux du loup sont plus inclinés
7) La dentition du loup est exceptionnelle : par exemple, la partie apparente des canines fait très souvent 1cm de plus que celle des chiens de même taille au même âge. Toutefois, un canidé contemporain du loup aujourd’hui éteint, le canis dirus, possédait une dentition bien plus « massive »
8) La démarche du loup est vraiment différente, plus sautillante, avec un trot décontracté d’une très grande endurance
9) Seul le husky sibérien a un port de queue rappelant celui du loup : à position variable selon le message corporel à transmettre, et sans panache systématique (le husky ayant tout de même plus souvent la queue en « faucille » que le loup)
10) Le loup ne souffre pas des tares courantes chez les chiens : dysplasie de la hanche, ergots, …
Le chien et le loup présentent des différences comportementales importantes de prime abord :
1) Comportement sexuel et cycle de reproduction très différents. En effet, le cycle de reproduction des louves diffère aussi de celui des chiennes : il est strictement saisonnier. Il est à souligner que c’est également le cas des mâles loups. De plus, alors que la chienne présente généralement deux oestrus par an (un tous les six mois), indépendants de la saison, les louves sont monocycliques, avec un oestrus par an dépendant de la photopériode
2) En général seul le couple alpha se reproduit chez les loups et une seule fois par an, ce qui n’est pas le cas du chien dont la femelle a d’ailleurs couramment deux chaleurs dans l’année
3) Mimiques faciales beaucoup plus riches chez les loups, et d’une façon générale le langage corporel est plus complexe et précis chez le loup ;
4) Organisation hiérarchique de la meute beaucoup mieux définie chez le loup
5) Aboiement plus rare chez le loup, au profit d’autres modes d’expression
6) Hurlement rare chez le chien (très courant toutefois chez le husky)
7) Comportement juvénile persistant chez le chien
Toutefois, ces différences sont à nuancer.
En effet, pour pouvoir faire une comparaison pertinente, il faudrait avoir étudié les différences constatées en tenant compte des paramètres combinatoires : loup ou chien, état sauvage ou captif, solitaire ou en meute, soit 16 cas d’études.
Or, dans l’immense majorité des cas, les études ont été effectuées en comparant les comportements de loups captifs en meute avec ceux de chiens domestiques solitaires, ou les comportements de chiens domestiques solitaires avec ceux de meutes de loup à l’état sauvage.
Lorsque l’on compare les comportements de chiens féraux, tels le Dingo (canis lupus dingo) ou le chien chanteur (canis lupus hallstromi), on se rapproche dans de nombreux domaines du comportement des loups, et ce malgré un éloignement géographique considérable durant une très longue durée.
Les chiens ont un système digestif adapté à l’amidon, et du lien éventuel avec leur proximité avec les activités agricoles humaines. Elles ont montré en effet que la plupart des chiens ont un nombre élevé de gènes d’amylase favorisant la digestion d’amidon. Cependant, ce n’est pas le cas pour les chiens qui n’ont pas été en lien étroit avec les sociétés agraires, tels que les chiens de traîneau sibériens et les dingos. Toutefois, les chercheurs ont trouvé des gènes d’amylase chez les loups aussi. Pris ensemble, les résultats donnent l’avantage au scénario de chien-compagnon de chasse : les chiens ont probablement commencé comme carnivores, mais se sont graduellement adaptés à un régime avec des féculents quand cela s’est avéré plus utile.
La reproduction:
http://www.chiens-online.com/nos-fiches-1--cycle-sexuel-de-la-chienne-fiche-633-page-1.html
Permis de tuer pour les éleveurs. En cas d'attaque de troupeaux, une autorisation de tuer des loups sur leurs communes pourrait être donnée directement aux éleveurs par les préfets selon une disposition proposée par les sénateurs et conservée jeudi, dans le projet de loi d'avenir sur l'agriculture.
Les mots ont leur importance. Jusque là, les préfets autorisaient les éleveurs à des "tirs défensifs" en cas de situation de danger et sur la zone du pâturage seulement. On passerait donc à une autorisation de tuer des loups sur le territoire entier de la commune.
Une croissance numérique et géographique. Au nombre de 15.000 individus en France au 16ème siècle, éradiqué en 1937, le loup est réapparu en 1992 dans les Alpes, en provenance d'Italie. En 2014, 301 individus vivent de manière permanente dans 17 départements, surtout montagneux. Mais il est aussi vu de manière sporadique dans 11 départements dont les Bouches-du-Rhône, le Puy-de-Dôme ou encore aux portes de l'Île-de-France, dans l'Aube.
Le fonctionnement interne de la meute explique cette croissance géographique. Les louveteaux une fois indépendants, sont poussés à fonder leur propre meute. Ils s'installent alors à 200 kilomètres en moyenne de leur zone d'origine. Qu'importe le territoire, le loup s'adapte à partir du moment où il trouve de la nourriture.
© Reuters
"Le loup est très intelligent". Jean-Marc Moriceau, historien des campagnes et auteur de Vivre avec le loup ? 3.000 ans de conflit (éd. Tallandier) livre son analyse à Europe1.fr : "Le loup a été de tout temps le reflet des dysfonctionnements de la société rurale. Comme il est aujourd'hui interdit de le chasser suite à la Convention de Berne signée par la France en 1993, le loup se sent fort et s'attaque à plus faible car il sait qu'il ne sera pas puni pour ça. Le loup est en plus très méfiant. Quand il se sent chassé, il se cache dans les forêts."
Résultat, la dérogation à la Convention de Berne qui autorise actuellement la France à "prélever" 24 individus par an, n'est même pas honorée. Une dizaine de loups sont tué par an par des lieutenants de louveterie.
Brebis vs loup. Pour les éleveurs ovins, la situation est dramatique. De 1.500 brebis tuées en 2000, on est passé à 6.700en 2013. Frank Dienny possède 700 brebis. Les attaques de loup, il en a fait plusieurs fois l'expérience. La plus grosse il y a quatre ans, lui a fait perdre 50 bêtes : " Une partie a été tuée par des loups, d'autres, prises de panique, ont sauté du haut d'une falaise. J'ai dû en achever 14. C'était juste horrible à voir, il faut imaginer un peu. Les brebis blessées dépérissent sur plusieurs semaines car les morsures de loup guérissent rarement. Sans parler du traumatisme. La peur du loup rend les femelles stériles. C'est curieux que les défenseurs des animaux prennent la défense du loup et ne soient pas émues de la souffrance de mes bêtes".
troupeau brebis © MaxPPP
"Le paysan ? Un producteur, pas un tueur". Contacté par Europe1.fr, Serge Preveraud, président de la filière ovine de la FNSEA, approuve la disposition de donner un permis de tuer aux éleveurs. "C'est le signe que l'administration prend la mesure du problème." Mais il ne s'emballe pas : "Le paysan est un producteur, pas un chasseur. Cette mesure est toujours bonne à prendre mais l'idéal serait l'autorisation donnée aux éleveurs et aux chasseurs d'organiser ensemble des battues." Il rappelle aussi qu'il souhaite seulement limiter la croissance numérique et géographique du loup.
Des troupeaux insuffisamment protégés ? Pour les associations de défense de la biodiversité, pas question de battues. "Le prélèvement actuel ou les battues n'ont pas de sens. Il y a un an, une louve allaitante a été tuée, ce qui a sans doute entraîné la mort de sa portée. C'est une aberration", selon Patrick Boffy de l'association Ferus, "les loups tués doivent être ceux qui sont effectivement dangereux et qui ont commis des attaques." Il reproche aussi aux éleveurs de ne pas protéger assez leurs bêtes : "Il existe des systèmes de clôtures électrifiées de haute taille. L'État les encourage aussi financièrement à utiliser les chiens patou et la présence humaine des bergers pour faire fuir les loups. Ça marche en Allemagne. Mais les éleveurs français ne veulent pas investir."
Frank Dienny répond avec son expérience d'éleveur : "Le loup s'adapte. J'ai constaté que les clôtures électrifiées ne lui font plus peur. Et les chiens patou à vouloir trop défendre les troupeaux s'attaquent aux randonneurs et aux vététistes, quand ils ne sont pas tués par les loups." Mais de là à se réjouir d'un permis de tuer, il y a une marge: "l'État ne doit pas se décharger sur nous, nous avons déjà assez de travail comme ça."
De son côté, la ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, Ségolène Royal, s'est prononcée en faveur de nouvelles mesures mercredi puisque le nombre de loups "recensés dépasse celui qui était fixé." Elle recevait d'ailleurs vendredi l'ensemble des préfets pour parler du "problème" du loup.

L'association de protection des loups Ferus s'est alarmée ce vendredi de propos de la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, qui a estimé mercredi que le nombre de loups en France "dépass(ait) désormais ce qui était fixé".
"Nous sommes surpris d'apprendre que seul un nombre limité de loups pouvait vivre en France. Nous aimerions donc savoir depuis quand cela est le cas, qui a fixé ce plafond et de combien est-il?", a interrogé l'association dans une lettre ouverte adressée à la ministre.
Le dernier décompte officiel fait état d'environ 250 loups en France, une espèce protégée dont les effectifs augmentent de 20% par an, ce qui engendre des attaques de troupeaux de plus en plus nombreuses et suscite une résistance croissante des éleveurs, notamment dans le sud-est. Ce chiffre pourrait toutefois désormais dépasser 300, selon un comptage plus récent révélé début juin par Le Monde.
"Il semble en effet, après avoir consulté les experts des espèce protégées, que la protection du loup est en quelque sorte victime de son succès", a affirmé Ségolène Royal mercredi à l'Assemblée nationale, en réponse à une question du député (UMP) des Alpes-Maritimes Charles-Ange Ginésy.
Le nombre d'individus recensés "dépasse désormais celui qui était fixé", avait ajouté le ministre.
Une réponse "stupéfiante", estime Férus dans sa lettre ouverte, qui rappelle que"la France s'est engagée à maintenir (la) population (de loups) en bon état de conservation dans son aire de répartition naturelle".
Il est "particulièrement incohérent de vouloir imposer un plafond concernant sa population (...) alors que l'espèce n'occupe actuellement qu'une faible proportion des zones favorables du territoire national", ajoute l'association.
Naturellement revenus en France au début des années 90 par l'Italie et durablement installés dans les Alpes, les loups ne cessent de coloniser de nouveaux territoires: partie orientale des Pyrénées, massif Central, Vosges, Haute-Marne et plus récemment l'Aube. Le nombre de bêtes tuées par les loups est d'environ 5.000 par an, entraînant des indemnisations pour les éleveurs concernés.
Le code de la route ne fait pas d’allusion directe au transport des chiens. Pourtant si cela incombe au bon sens, le transport d’un chien en liberté est à la fois dangereux et interdit.
Dans un premier temps il faut s’en remettre à deux articles :
L’article R412-1 du code de la route relatif à la ceinture de sécurité :
I. – En circulation, tout conducteur ou passager d’un véhicule à moteur doit porter une ceinture de sécurité homologuée dès lors que le siège qu’il occupe en est équipé en application des dispositions du livre III.
L’article R412-6 du code de la route relatif à la maitrise du véhicule :
II.-Tout conducteur doit se tenir constamment en état et en position d’exécuter commodément et sans délai toutes les manœuvres qui lui incombent. Ses possibilités de mouvement et son champ de vision ne doivent pas être réduits par le nombre ou la position des passagers, par les objets transportés ou par l’apposition d’objets non transparents sur les vitres.
Autocollant « Animal à bord » distribué par « 30 millions d’amis » en 2010 © Rémi Horiot
En outre, si la question de la ceinture de sécurité est discutable dans ses termes, il est intéressant de noter que le mot «passager » n’indique pas d’espèce particulière. Ce qui pourrait signifier implicitement que même un chien est tenu d’être attaché en voiture.
Mais si ce premier article est « discutable » en raison de « l’animalité » du passager, l’article R412-6 est lui formel, le conducteur ne peut en aucun cas se retrouver gêné dans ses mouvements ou sa vision par quoi que ce soit. Implicitement le chien doit être attaché ou transporté dans un espace adapté (mise en place d’un système adapté de rétention).
Attention, car bien que de part ces articles, l’on puisse considérer qu’un chien n’a pas à être attaché dès lors qu’il ne gêne pas le conducteur, sachez que le principe de précaution prévaut en ce domaine. Même si votre chien à l’habitude de se coucher au sol ou sur la banquette, en cas d’arrestation, les forces de l’ordre pourront considérer que le chien de part ses instincts peut à tout moment adopter un comportement imprévisible. Et à ce titre la « liberté » de votre chien peut contrevenir aux articles ci-dessus.
Amendes :
Non respect de la ceinture de sécurité : amende de 4e classe
Obstruction à la « maitrise » du conducteur : amende de 2e classe
Amendes minorées, forfaitaires, majorées :
1ère classe 4 €, 7 €
2ème classe 22 €, 35 €, 75 €
3ème classe 45 €, 68 €, 180 €
4ème classe 90 €, 135 €, 375 €
5ème classe jusqu’à 1500 €
Ces restrictions s’appliquent même à l’arrêt. Et concernant le stationnement d’un véhicule avec un chien à son bord, l’article R412-49 stipule que :
Tout arrêt ou stationnement, gênant, dangereux ou contraire à toute disposition prise par l’autorité investie du pouvoir de police, d’un animal isolé ou en groupe est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la première classe.
Est puni de la même sanction, le fait pour tout conducteur de s’éloigner du lieu de stationnement de son animal sans avoir pris les précautions utiles pour prévenir tout risque d’accident du fait de son absence.
A mon avis cet article concerne avant tout le transport d’animaux destinés à l’abattage ou à la production agricole. Pourtant le fait de n’indiquer aucune espèce implique que cela peut s’appliquer aux chiens. Veillez bien à faire en sorte que votre chien ne puisse pas nuire à autrui lorsque vous êtes stationné sur la voie publique, en parking, etc.
Si vous devez entrouvrir une fenêtre assurez-vous que votre chien ne puisse pas sortir la tête et que personne ne puisse passer son bras à l’intérieur du véhicule.
Pour cela vous pouvez limiter votre chien à l’espace du coffre ou à la banquette arrière. Il est de toute manière préférable de proscrire l’accès des animaux aux sièges avant. Installez un filet, des barres ou une grille derrière les sièges avant ou entre la banquette et le coffre quand cela est possible.
Il est également possible d’employer un bloqueur de coffre pour aérer le véhicule.
La ceinture de sécurité
La ceinture de sécurité pour chien est en fait une sorte de laisse avec une boucle de ceinture de sécurité automobile. Il suffit de la clipper à la voiture et au chien. Il est préférable de mettre un harnais au chien plutôt qu’un collier. Le harnais offre une solution anatomique puissante pour le chien car il s’appuie sur le sternum et les épaules contrairement au collier qui sera plus dangereux en cas de freinage soudain.
Cet article est disponible en animalerie, sur internet, chez certains toiletteurs et vétérinaires ou dans les magasins spécialisés, etc.
Transport de chien en coffre © Florent Leydet
La grille, le filet, etc.
C’est pour moi la meilleure solution « liberté » pour le chien, mais présente un risque accru de blessure en cas d’accident.
La pratique consiste à mettre en place un « système » de rétention de l’animal, qui n’obstrue pas le champ de vision du conducteur.
Vous pouvez à votre convenance, mettre en place ce genre de procédé pour la banquette arrière ou le coffre.
Les véhicules de types break, monospaces, utilitaires, etc. sont les plus appropriés car ils permettent de transporter plus de deux personnes tout en laissant au chien un espace de liberté conséquent.
Les grilles et filets peuvent se trouver sur internet, en animalerie ou dans les magasins spécialisés.
Les filets peuvent également être trouvés en concession automobile pour des produits adaptés au modèle du véhicule.
La cage ou varicanelle
La cage est adaptée à de nombreux animaux, certains ne sont pas aussi gérables que les chiens (les chats, les lapins, furets, reptiles, oiseaux, etc.). Dans tous les cas même si votre chien est gentil et calme en voiture, il représente une menace pour votre sécurité et un projectile redoutable même pour un petit gabarit en cas d’accident.
Vous pouvez installer la caisse de transport où il vous plait dans l’habitacle, bien que le coffre soit la meilleure place car ce serait la solution la plus sûre pour votre animal en cas d’accrochage.
Veillez quoi qu’il arrive à ce que votre animal bénéficie de suffisamment d’air frais et de lumière ; cependant évitez les courants d’air !
Ce système est également intéressant lorsque vous transportez un animal malade ou un chien et un chat qui ne « s’entendent » pas, etc.
Disponible en animalerie, sur internet et dans les magasins spécialisés.